dimanche 15 juin 2014

Mercredi 11 Juin 2014___19H

« Il faut mettre au-dessus de tous […] ceux qui attendent un mouvement de leur coeur » (Barrès, Mes Cahiers 1896-1923, p.413, Plon, 1993). Cependant les mouvements du cœur n'obéissent pas aux règles du monde physique, et les attendre, pour tracer un mot, une ligne, peut être douloureux, interminable, car la plume, souvent, est à flanc d'abîme.




H./Mer/11/6/14/19H

vendredi 27 décembre 2013

Vendredi 27 Décembre 2013. 8H

"Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. " Diderot dessine, dans cet incipit de Jacques le Fataliste, les contours de son projet : écrire sur l'écriture, mettre en pleine lumière la relation entre le lecteur et l'écrivain, dire la toute puissance de ce dernier, --  et faire en sorte que le lecteur ne se perde jamais dans la fable, en le ramenant, sans cesse, à la réalité, sa réalité, et, peut-être, à son destin.

mardi 19 mars 2013

Mercredi 20 Mars 2013. 6H30

"Je puis juger d'un être par l'expérience qu'il a été pour moi (je ne veux pas dire par les événements où il m'a entraîné, mais par le quelque chose de fugitif et de particulier qu'il a suscité en moi" (Maurice Barrès, Mes Cahiers 1896-1923, p. 820,  Plon, 1993) : comment dire mieux la rencontre ?

mardi 26 février 2013

Mardi 26 Février 2013. 15H15

"Et puis un jour j'ai su qu'il n'était que d'écarter les autres et d'écouter paisiblement en moi. C'est le silence et c'est l'oubli qui me ramassent sur moi-même et me permettent de me dépasser. Il faut que le silence glisse et s'étende, que tout s'éteigne par degrés ; c'est la nuit grave et moi je puis enfin naître comme une flamme qui s'aperçoit dans les ténèbres" (Maurice Barrès, Mes Cahiers 1896-1923, p. 665, 666,  Plon, 1993). Nous disons tous, diversement, avec nos propres mots, sous de multiples formes, cet éternel glissement de l'ombre à la lumière, avec, pour viatique, le silence.

dimanche 21 octobre 2012

Dimanche 21 Octobre 2012. 16H50


« Je veux enfin écrire un ouvrage tout poésie, musique et liberté, où je mettrai l'accent de ma voix, c'est trop peu dire, le mouvement profond de mes songes, mon angoisse, un rythme enfin où les âmes pareilles à la mienne voient s'épanouir leurs forces intérieures.
Qui nous ouvre les sources du cœur. » (Barrès, Mes Cahiers 1896-1923, éditions Plon, 1993, p.611).
Tout homme qui entreprend d'écrire devrait se répéter cela !

vendredi 24 août 2012

Jeudi 23 Août 2012. 10H35


En 1911, Barrès (1862-1923) écrit : « je suis las, ô mon Dieu, épouvanté de ma poésie qui grandit et de me voir m'acheminer sur les pentes inévitables de ma diminution » (Mes cahiers 1896-1923, Plon, 1993, p. 579 et 580). Cette « diminution » dont parle Barrès, n'est autre que le chemin que nous faisons, tous, du retour à cette poussière d'où nous venons, lorsque le temps est passé des « Souvenirs d'Egotisme » (Stendhal), du « Culte du Moi » (Barrès). C'est alors que « nous, nous en allons » (Ronsard), qu'advient l'heure de la « poésie qui grandit ». Car notre pauvre « moi », petit à petit, ne fait plus écran entre « la poésie » et toutes choses.

lundi 2 juillet 2012

Lundi 2 Juillet 2012. 12H50


En 1910, Maurice Barrès, député, disserte, à l'infini, à l'Assemblée Nationale, sur  « l'état d'esprit de quelques-uns de nos instituteurs et sur les moyens d'y remèdier »  (« Mes cahiers  1896-1923 », Plon 1993, p. 509, sqq) : doivent-ils enseigner des valeurs morales, une conception religieuse ou anti-religieuse du monde ?
Pour ma part, je considère que les citoyens de demain deviennent religieux ou anti-religieux, cela ressort de leur liberté inaléniable, mais le rôle essentiel des éducateurs est de leur donner les outils de l'analyse et de l'esprit critique.